De l'autre côté

 De l'autre côté
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas de ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l'a toujours été.
Sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre.
La vie signifie ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t'attends.

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien

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# Posté le lundi 23 novembre 2009 13:28

Le chemin des mots

Le chemin des mots
Il était une fois une petite fille qui ne trouvait pas les mots
pour dire ce qu'elle ressentait.
Chaque fois qu'elle tentait de s'exprimer, de traduire ce qui se passait à l'interieur d'elle,elle éprouvait come une sorte de vide. Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée.
Ils avaient l'air de se bousculer dans sa bouche mais n'arrivaient pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.Dans ces moments là, elle devenait agressive, violente, presque méchante.Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elle lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer.

-De toute façon tu ne peux pas comprendre.
-Ca ne sert à rien de dire.
-C'est des bêtises de croire qu'il faut tout dire !

D'autres fois, elle préférait s'enfermer dans le silence,
avec ce sentiment douloureux.
-Que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu'elle ressentait, qu'elle n'y arriverait jamais. Que les mots ne sont que des mots. Mais tout au fond d'elle même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage.

Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio :
-Il y a chez tout être humain un Chemin de Mots qu'il appartient à chacun de trouver.

Et, dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le Chemin des Mots qui était à l'intérieur d'elle. La première fois où elle s'aventura sur le Chemin des Mots, elle ne vit rien. Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes. Les mots du Chemin des Mots semblaient se cacher, paraissaient la fuir.
La seconde fois où elle chemina sur le chemin des mots, le premier mot qu'elle vit sur la pente d'un talus fut le mot “Oser”.
Quand elle s'approcha, ce mot osa lui parler.
Il lui dit d'une voix exténuée :
-Veux-tu me pousser un peu plus haut sur le talus ?
Elle lui répondit:
- Je crois que je vais te prendre avec moi et je vais t'emmener très loin dans ma vie.

Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord de ce chemin et que chacun avait une forme différente et un sens particulier.

Le deuxième mot qu'elle rencontra fut le mot “Vie”.
Elle le ramassa, le mit contre son oreille.
Tout d'abord, elle n'entendit rien. Mais en retenant sa respiration,
elle perçut comme un petit chuchotement :
- Je suis en toi, je suis en toi
Et plus bas encore : -Prends, soin de moi.
Mais là, elle ne fut pas très sûre d'avoir bien entendu.
Un peu plus loin sur le Chemin des Mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui même, tout frileux comme s'il avait froid.
Il avait vraiment l'air malheureux, ce mot-là. Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l'approcha de son coeur et entendit un grand silence. Elle le caressa et lui dit :
-Comment tu t'appelles, toi ?

Et le petit mot qu'elle avait ramassé lui dit d'une voix nouée :
-Moi, je suis le mot
“Seul”. Je suis vraiment tout seul. Je suis perdu, personne ne s'intéresse à moi, ni ne s'occupe de moi.
Elle serra le petit mot contre elle, l'embrassa doucement et poursuivit sa route.Près d'un fossé, sur le Chemin des Mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus.
Elle s'arrêta, le regarda et c'est le mot qui s'adressa à elle :
-Je m'appelle
“Toi”, lui dit-il. Je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il faut me différencier sans arrêt des autres. La petite fille le prit en disant :
-J'ai envie de t'adopter, “toi”, tu seras un bon compagnon pour moi.

Sur le Chemin des Mots elle rencontra d'autres mots qu'elle laissa à leur place.
Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant. Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences. Elle le trouva au creux d'une petite clairière. Il était allongé de tout son long, paraissait détendu, les yeux grands ouverts.
Il avait l'air d'un mot tout à fait heureux d'être là. Elle s'approcha de lui, lui sourit et dit :
-C'est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t'avoir trouvé.
Veux-tu venir avec moi ? Il répondit :
-Bien sûr, moi aussi je t'attendais...

Ce mot qu'elle avait trouvé, était le mot “Vivra”.
Quand elle rassembla tous les mots qu'elle avait recueillis sur le Chemin des Mots, elle découvrit avec stupéfaction qu'ils pouvaient faire la phrase suivante :
“Ose ta vie, toi seule la vivras.”


Depuis ce jour, la petite fille prit l'habitude d'aller se promener sur le Chemin des Mots. Elle fit ainsi des découvertes étonnantes, et ceux qui la connaissaient furent surpris d'entendre tout ce que cette petite fille avait à l'intérieur d'elle. Ils furent étonnés de toute la richesse qu'il y avait dans une petite fille très silencieuse.

Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour le dire.

Jacques Salomé

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 12:44

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 13:12

Vidéo. Comme si tu étais là

Ce soir, ce soir j'en ai assez de voir l'absence
Assez d'entendre du silence
Ce soir c'est un soir de gala
Je fais comme si tu étais là

Je vais aller ouvrir
Et ça ne sera plus le vent
Mais ton si beau sourire,
Un peu timide, un peu distant
Tu me diras : "Bonsoir,
Ca fait longtemps qu'on s'est pas vu
Un long jour de brouillard
Où j'étais porté disparu"
La radio chantera
Ses chansons bêtes mais jolies
Comme si tu étais là
Et moi je chanterai aussi

Comme si tu étais là
Le chat ronronnera très fort
La cheminée s'allumera
Y aura des fleurs plein le décor
Comme si tu étais là
Il fera chaud, il fera bon
Comme si tu étais là
Y aura la vie dans la maison
Et puis et puis, tout doucement
Le soir se couchera sur nous
Toi, tu feras semblant
De t'être détaché de tout
Tu prendras l'air blasé
Des grands soldats les soirs d'enfer
J'aurai l'oeil amusé
D'une complice ou d'une mère
La radio chantera
Ses très jolies chansons d'amour
Comme si tu étais là
Là, dans ma vie de tous les jours

Comme si tu étais là
On dînera seuls avec nous
Je te dirai n'importe quoi
Mais bien, mais fort, mais à genoux
Comme si tu étais là
Le vin aura le goût du vin
Ta voix sera vraiment ta voix
Mes mains redeviendront mes mains
Comme si tu étais là
Les lumières se tamiseront
Comme si tu étais là
Les bravos se réveilleront
Et on fera l'amour
Je le vivrai, je serai moi jusqu'au lever du jour
Comme si... tu étais là

Merci à mon ami Boulara

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 13:00

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 13:21

Un fabuleux destin

Un fabuleux destin
C'était un pauvre fermier écossais...
Un jour, alors qu'il allait gagner la vie de sa famille, il entendit un appel au secours provenant d'un marécage proche. Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu'à la taille dans le marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer. Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort lente et cruelle.

Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme. Un noble, élégamment vêtu, en sorti et se présenta comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé. "Je veux vous récompenser", dit le noble. "Vous avez sauvé la vie de mon fils".
"Non, je ne peux accepter de paiement pour ce que j'ai fait", répondit le fermier écossais. A ce moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane. "C'est votre fils" demanda le noble. "

"Oui", répondit fièrement le fermier. Je vous propose un marché. Permettez-moi d'offrir à votre fils la même éducation qu'à mon fils. Si le fils ressemble au père, je suis sûr qu'il sera un homme duquel tous deux seront fiers". Et le fermier accepta. Le fils du fermier Fleming suivit les cours des meilleures écoles et au final, fut diplômé de l'Ecole de Médecine de l'Hôpital Sainte Marie de Londres.

Il continua jusqu'à être connu du monde entier. Le fameux Dr Alexander Fleming avait en effet découvert la pénicilline. Des années plus tard, le fils du même noble qui avait été sauvé du marécage avait une pneumonie...


-Qui lui sauva la vie cette fois ?... La pénicilline.
-Comment s'appelait le noble ?... Sir Randolph Churchill.
-Comment s'appelait son fils ? ... Sir Winston Churchill.



# Posté le jeudi 19 novembre 2009 13:40

VERITE-REALITE

VERITE-REALITE
Ta belle réalité
N'est qu'un pâle reflet
La grande Vérité
Est de l'autre côté
Du mur de la lumière
Tout à l'envers du miroir
Ta réalité
N'est pas la Vérité

Tu fais ton apprentissage
L'exercice pratique
D'une vie pathétique
Mais ce n'est qu'un mirage
L'examen de passage
Pour un mystérieux voyage
Ta réalité
N'est pas la Vérité

Tu te sens désabusé
Tes sens sont abusés
Une autre dimension
Dépasse la fiction
Beaucoup plus fantastique
Que les dires prophétiques
Ta réalité
N'est pas la Vérité

Tu es fourmi égarée
Dans l'immense forêt
Aveugle bactérie
D'un ventre de fourmi
Tu es bien trop petit
Pour avoir bien tout compris
Ta réalité
N'est pas la Vérité

Mais au-delà du miroir
Tu pourras enfin voir
La fleur de connaissance
Dans les champs de conscience
Du pays de l'Esprit
Où le temps est infini
Ta réalité
N'est pas la Vérité

Ta réalité
N'est pas la Vérité

# Posté le mercredi 18 novembre 2009 13:34